Mercredi 1 juillet 2009

Si il y a bien un truc auquel je m'attendais pas, c'est bien cette mort brutale de M.Jackson. C'est drôle, mais je le voyais plutot survivre de longues années en s'enfermant dans son autisme, et que la société n'avait plus d'effets sur ce type. Visiblement, je me trompait. Il était devenu un personnage un peu pathétique et complétement déconnecté de la réalité, accusé de crimes dont on saura finalement jamais si ils sont vrais ou si il s'agit encore d'une basse manoeuvre de quelques parents avides utilisisant leurs enfants et la folie de ce gars pour se faire un max de fric. Mais maintenant qu'il est mort, tous un tas de choses reviennent en mémoire, et c'est là qu'on se dit que cette mort est de celles qui nous font bien chier.

De ce que je me souviens, Jackson fut mon premier coup de coeur musical "à moi". J'était déja drogué au beatles que j'écoutais depuis le ventre de ma mère (ou mon landeau en fait, je crois que dans le ventre, c'était Dire Straits qui passait), mais Jackson fut le premier artiste sur lequel j'ai flashé de moi même. Je devais avoir dans les 6-7 ans, et regardais surtout ses clips et concerts à la télé. On était en pleine explosion du CD, et mon cousin qui changait alors de format sur une bonne partie de sa discothéque m'avait gracieusement offert les Vyniles de Thriller et Bad. C'est comme ça que j'ai eu mon premier rapport charnel à la musique, le petit cérémonial ou l'on sort le disque de sa pochette, le pose et améne délicatement la tête de lecture. Et j'ai du en bousiller des diamants sur ces albums, surtout Bad (smooth criminal, quelle tuerie). 

Mais c'était surtout la video qui restait le support principal, en particulier un live de la tournée 1992 pris sur canal, ou MJ chantait Beat it en hurlant depuis son espéce de nacelle de pompiers et se postait sur un jet de fumée blanche pendant les break de Black or white. Il y avait aussi le live du superbawl, rapide syntése des hits du monsieur. J'ai bien sur laché un temps, enfance oblige , avant d'y revenir avec le court métrage "ghost" probablement sa dernière bonne production, ou on avait droit à un à un moonwalk en motion capture. Aprés, s'en était un peu fini du personnage, et c'est aussi à cette période que je commence à écouter du punk. 

Ce n'est que très récemment, en deux disques de progressif et autres chansons de 30 min, que je me suis mis à réecouter ces vieux disques. point de vyline helas, faute de platine, mais les mp3 ultra compressé m'ont quand même rappelé à quelque point c'était bon, et que de la pop comme ça, on en fait plus. N'oublions pas, keu même, que Quincy Jones, génial producteur et trompetiste, est pour beaucoup dans la réussite artistique des disque de la grande époque. Mais c'était quand même jackson, il avait ce chant, et puis la danse bien sur...

Donc oui, merde, encore un bon qui crève avant d'avoir pu se redresser, alors que des pseudo chanteurs formatés pullulent et que d'autres vieux briscars aux propos parfois honteux et qui font copain-copain avec le pouvoir et les grand médias (ah ba, le pouvoir tout court en fait) sont toujours en haut de l'affiche.

Alors lachez vos journaux, ressortez vos vyniles et écoutez comme dans les 80's (et les 70's et 60's au passage), les tubes, c'était loin d'être de la merde !

(texte en attente de corection)


 

Par Camion-ben - Publié dans : Billets d'humeur
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Vendredi 19 juin 2009

Dans son premier album phénomène, TLG dresse un portrait intrigant d'une Russie ou ils ne sont jamais allés. Ce disque audacieux nous fait voyager de l'époque tsariste à la Russie moderne ravagée par le retour du capitalisme. Qualifié par le magazine Rolling caillou de meilleur premier album de tous les temps, Seeling russia by the rouble imposa TLG comme l'un des groupes les plus importants de sa génération.

Parmis les titres majeurs, on trouve "first of one" et son célébre solo de guitare de 3 secondes, l'entrainant "I know what I drink" qui deviendra vite un incontournable des lives avec sa version longue, l'étrange "The battle of the siberian forest" et surtout l'incontournable "The cinema snow",  l'un des préférés des fans avec son mytique solo d'orgue de barbarie croisé avec une rythmique sur pots de nutella à faire tourner les têtes.

Mais comment oublier l'épique morceau d'introduction "F***ing with the moonlight shadow" et les morceaux transitoires tels que "mo' refoule mie" , superbe ballade au gaffophone 12 cordes; ou encore l'instrumentale à la guitare en plastique "After the bigdil" .

Nan vraiment, ça déchire grave comme disent les dj'euns, ça vaut bien ses 45€ la cassette audio (disponible aussi en format guitar pro/midi à 23€).

Par Camion-ben - Publié dans : The last grevists
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Vendredi 19 juin 2009
The last grevists, l'histoire pas vraie sauf du point de vue de la dite histoire:

Mars 2006, des milliers d'étudiants et lycées défilent contre le CPE, une atmosphère de révolte se repend dans tout le pays. Pour Camion-ben, batteur punko-communiste, c'est l'occasion rêvée de concilier son amour de la musique et de la contestation. Aidé de sa compagne et chanteuse «?» ainsi que de Raël, guitariste échappé de Broadway, il fonde The Last Grevists, LE groupe de la révolution.

Le succès est immédiat, et malgré la fin de la grève, le groupe enchaine les tubes et s'essaye même au balades. Tournant en dérision un étrange mal le rendant hystérique à chaque écoute du groupe Kyo; le batteur / leader décore un semi-remorque en hommage à «Ben» (prononcez baineuh). «LE camion-ben» devient culte et attire les foules partout il circule.

Hélas, en septembre 2006 le départ de trois de ses membres met un terme à cette belle aventure, du moins pour un temps. Car en mars 2007,les trois membres rescapés de la première formation reforment le groupe avec de nouveaux musiciens, et lancent une ambitieuses série d'opéras rock. Fin de 2008, «?» part à son tour, Camion-ben prend alors le micro et recrute un batteur de scène. La suite ....vous la verrez en direct !


L'histoire vraie, ou de l'utilité des cours de chimie barbants:

Nous sommes bien en pleine grève du CPE, durant l'unique cours de la semaine: la chime. Élève de BTS, l'auteur (autrement dit moi, mais la 3e personne c'est plus classe non ?) gribouille sur ses feuilles pour échapper à l'ennui. Et comme il en avait marre de faire des petits vaisseaux, il dessine un groupe qu'il nomme bêtement «The last grevists: la révélation d'jeuns».

Une semaine plus tard vient un autre dessin, puis un autre, puis un autre etc.... Et c'est ainsi que The last grevists devient une longue saga, parodiant l'actualité et les artistes favoris de l'auteur. Et puis un beau jour, le créateur décide de lâcher TLG dans le grand bouillon d'internet, non pas pour récolter quelconque reconnaissance, mais simplement partager son délire favori.

Albums:
"Seeling Russia by the rouble" (2006)
"Camarad lenin lonely Hearts village people" (2007)
"Manif road" (2007)
"French idiot"(2007)
"And then there were five" (2008)

Singles:
"F**k CPE" (2006) ; "Villepin Démission" (2006) ; "Spleen" (2006) ; "dernière grève" (2006) ; "Greving you, greving me" (2008)

Par Camion-ben - Publié dans : The last grevists
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Jeudi 4 juin 2009
STAR TREK
de J.J.Abrams
Scénario de Roberto Orci et Alex Kurtzman
Musique de Michael Giacchino

avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana, Simon Pegg, Karl urban, John cho, Zoe saldana, Anton Yelchin, Bruce Greenwood, Leonard Nimoy


On l'aura attendu longtemps ce star trek version JJ.Abrams, craignant le massacre en règle ou salivant au vu des précédents travaux du monsieur. Cela valait t-il le coup de reprendre à zéro une saga vielle de 40 ans et comptant pas moins de 6 séries et 10 films. La réponse est OUI, un grand oui tant ce film est une perle, pourtant certains fans risquent de pas apprécier du tout cette nouvelle vision. Analyse point par point.


Comme on pouvait s'y attendre , le film est techniquement irréprochable. La réalisation est dynamique au possible, fortement influencée par Battlestar Galactica sur les plans spatiaux, tout en sachant mettre en avant ses acteurs. Rajoutez à cela ILM qui trouve une nouvelle vitrine technologique depuis l'arrêt de Star wars (cela fait d'ailleurs bien plaisir de les retrouver sur la licence), et des effets sonores made in Ben Burt, la magicien auteur du son de Star Wars , Indiana Jones et plus récemment de Wall E. Le lien avec la saga de Lucas ne s'arrête pas là puisque c'est Ryan Church, un des designers des épisodes 2 et 3, qui à conçu le nouvel Enterprise.

Visuellement d'ailleurs, le film mélange à merveille des décors carrés (anciennes passerelles, navettes) faisant le lien/clin d'œil avec Enterprise et la série classique, des tonnes de tuyauteries créant une salle des machines plus industrielle (plus machines quoi) et une passerelle ultra moderne bourrée d'hologrammes et d'écran tactiles. Notons aussi que le traditionnel grand écran du pont est désormais translucide et donne réellement sur l'espace. Ironiquement, les pyjamas sont toujours là , avec cependant un tissus plus moderne et classe.

On en prend donc plein la gueule mais cela n'empêche pas le film de se doter d'un scénario en béton. La richesse de celui ci a pour effet de faire bouger le film particulièrement vite, ce qui requiert une attention de tous les instants mais rend l'ennui quasi impossible. Fais peu habituel sur un Star Trek (hormis le 4), l'humour est omniprésent et les dialogues sont beaucoup plus légers, ce qui est logique étant donné qu'on a affaire à des personnages de 25 ans de moyenne d'age. La vielle ficelle scénariste du voyage temporel permet une parfaite continuité avec l'histoire précédente, avec en prime un rôle clé offert à Leonard Nimoy qui vient en quelque sorte passer le relais. La ou ça devient très fort (ou scandaleux selon le point de vue), c'est que les scénaristes se sont permit des événements vraiment osés qui bouleversent totalement l'univers Trekien que l'on connait, mais je n'en dis pas plus. A l'inverse il propose de nombreux clins d'œil à ses prédécesseurs, répondant parfois à nos fantasmes de geek en mettant en image des faits simplement évoqués auparavant.

Mais qui dit star trek dit surtout personnages, et sur ce point le nouveau film est dans la droite ligne de ses ainés et va même plus loin. Si le trio Kirk-McCoy-Spock reste le pilier, chaque membre de l'équipage a droit à son petit moment de gloire, ce qui n'était pas le cas dans les précédents métrages. Notons le traitement particulier accordé à Uhrah qui loin de se contenter de «répondre au téléphone» à un rôle important vis à vis de certains personnages. La seul bémol vient du grand méchant, Nero, qui aurait mérité à être un peu plus étoffé et présent à l'écran.

Et fort heureusement, ces personnages sont magnifiquement déservis par un casting au poil. Mention spéciale à Karl Urban avec qui on retrouve le Bones qu'on aime tant. Sans trop de surprises, Zachary Quinto paraît être la réincarnation de Nimoy, tandis que les autres acteurs peuvent broder leurs personnages qui comme je le disait, sont plus denses qu'auparavant. Et Kirk alors ? J'avoue que j'étais particulièrement curieux au sujet de Chris Pine qui avait déclaré s'être plus inspiré de Yann Solo (oups Han, bonne vielle VF quant tu nous tiens..) que du jeu de Shatner. Cela se retrouve bien à l'écran, avec un Kirk brânleur, dragueur au possible mais néanmoins surdoué et qui fait bien son boulot. Bon point également pour Zoe Saldana qui est de plus absolument magnifique.

Contrairement à mes craintes, le doublage est plutôt réussit et on échappe enfin au traductions hasardeuses de l'époque en ce concerne les termes techniques. Nous français avons d'ailleurs droit à un autre parallèle avec Star Wars car c'est Emmanuel Garijo, doubleur attitré d'Hayden Christensen et donc Anakin Skywalker, qui hérite du rôle de Kirk. C'est plutôt un bon choix car ce doubleur est assez à l'aise avec les persos de petits cons (pour l'anecdote, John Connor dans T2, c'est lui). Adrien Antoine à quand à lui suivit Zachary Quinto du petit au grand écran et est je trouve plus en phase avec Spock que Sylar. Pour le reste c'est du bon aussi, même si personnellement je trouve que le timbre de voix de Uhrah ne colle pas trop à se tête, mais rien de bien dérangeant. Un star trek avec une VF de qualité, ça se fête.

 La premiére fois, j'ai étéun peu déçu de la musique, surtout du thème principal maintes fois repris. Mais à force d'écoutes répetées, j'ai fini par l'aprécier et le trouver vraiment épique. Reste que si sur l'enssemble du métrage, les compositions sont efficaces (dans un style assez williamsien) , elle sont loin d'etre transcendantes, cela se vérifie d'ailleurs sur le CD de la BOF.


JJ.Abrams à donc parfaitement réussi son pari de rafraichir la franchise pour la rendre accessible au plus grand nombre. Un star trek à même d'attirer les jeunes et de crédibiliser la saga dans des pays comme le notre qui en sont restés à l'image de la série kitch aux fans tarés. Cette nouvelle vision, de part quelques choix audacieux et son style radicalement différent, risque de déplaire à certains fans comme elle séduira les autres.

Il est d'ailleurs intéressant de relever que les films les plus réussis (d'un point de vue strictement cinématographique) sont ceux qui s'éloignent de la base: Le sublime «The motion picture» de Robert Wise avec son ambiance contemplative et philosophique à la 2001; le très drôle «The voyage home» et son florilège de gags en plein XXe siècle et enfin un «First Contact» aux accents starwarsiens qui eu l'audace de présenter l'inventeur de la Distortion comme un ivrogne égoïste. Les autres films, tout aussi bon soient t-'ils font un peu figure de long épisodes. De la à dire que le style star trek est incompatible avec le cinéma, il n'y à qu'un pas....

Reste que Star Trek ou pas, on se retrouve néanmoins avec un divertissement de grande classe et un excellent film de science fiction comme on en voit trop peu ces derniers temps. J'envie les petits chanceux qui ont l'opportunité de le voir en IMAX. A consommer sans modération !
Par Camion-ben - Publié dans : Cine
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