Si il y a bien un truc auquel je m'attendais pas, c'est bien cette mort brutale de M.Jackson. C'est drôle, mais je le voyais plutot survivre de longues années en s'enfermant dans son autisme, et
que la société n'avait plus d'effets sur ce type. Visiblement, je me trompait. Il était devenu un personnage un peu pathétique et complétement déconnecté de la réalité, accusé de crimes
dont on saura finalement jamais si ils sont vrais ou si il s'agit encore d'une basse manoeuvre de quelques parents avides utilisisant leurs enfants et la folie de ce gars pour se faire un
max de fric. Mais maintenant qu'il est mort, tous un tas de choses reviennent en mémoire, et c'est là qu'on se dit que cette mort est de celles qui nous font bien chier.
De ce que je me souviens, Jackson fut mon premier coup de coeur musical "à moi". J'était déja drogué au beatles que j'écoutais depuis le ventre de ma mère (ou mon landeau en fait, je crois que
dans le ventre, c'était Dire Straits qui passait), mais Jackson fut le premier artiste sur lequel j'ai flashé de moi même. Je devais avoir dans les 6-7 ans, et regardais surtout ses clips et
concerts à la télé. On était en pleine explosion du CD, et mon cousin qui changait alors de format sur une bonne partie de sa discothéque m'avait gracieusement offert les Vyniles de
Thriller et Bad. C'est comme ça que j'ai eu mon premier rapport charnel à la musique, le petit cérémonial ou l'on sort le disque de sa pochette, le pose et améne délicatement la tête de
lecture. Et j'ai du en bousiller des diamants sur ces albums, surtout Bad (smooth criminal, quelle tuerie).
Mais c'était surtout la video qui restait le support principal, en particulier un live de la tournée 1992 pris sur canal, ou MJ chantait Beat it en hurlant depuis son espéce
de nacelle de pompiers et se postait sur un jet de fumée blanche pendant les break de Black or white. Il y avait aussi le live du superbawl, rapide syntése des hits du
monsieur. J'ai bien sur laché un temps, enfance oblige , avant d'y revenir avec le court métrage "ghost" probablement sa dernière bonne production, ou on avait droit à un à un
moonwalk en motion capture. Aprés, s'en était un peu fini du personnage, et c'est aussi à cette période que je commence à écouter du punk.
Ce n'est que très récemment, en deux disques de progressif et autres chansons de 30 min, que je me suis mis à réecouter ces vieux disques. point de vyline helas, faute de platine,
mais les mp3 ultra compressé m'ont quand même rappelé à quelque point c'était bon, et que de la pop comme ça, on en fait plus. N'oublions pas, keu même, que Quincy Jones,
génial producteur et trompetiste, est pour beaucoup dans la réussite artistique des disque de la grande époque. Mais c'était quand même jackson, il avait ce chant, et puis la danse bien
sur...
Donc oui, merde, encore un bon qui crève avant d'avoir pu se redresser, alors que des pseudo chanteurs formatés pullulent et que d'autres vieux briscars aux propos parfois honteux et qui font
copain-copain avec le pouvoir et les grand médias (ah ba, le pouvoir tout court en fait) sont toujours en haut de l'affiche.
Alors lachez vos journaux, ressortez vos vyniles et écoutez comme dans les 80's (et les 70's et 60's au passage), les tubes, c'était loin d'être de la merde !
(texte en attente de corection)